vendredi 14 mars 2008
Belge... ou pas tout à fait, une fois!
Sur ma carte d'identité, je lis "nationalité : belge". D'accord... Ça ne répond pas à la question de "qu'est-ce qu'être belge", mais disons qu'il fallait au moins ça pour démarrer! Ma mère est flamande, de Bruxelles, et mon père est wallon, de Verviers) - fort heureusement, ce dernier n'a pas gardé son accent de pachiderme! - donc en théorie, je suis belge. Je parle français (avec beaucoup de "tu vois" et de "quoi" en fins de phrases, c'est plus poétique), et pour ce qui est du néerlandais..., disons que mes parents s'y sont pris trop tard pour que je puisse aujourd'hui être parfaite bilingue (snif!), ou plutôt, je leur ai cassé le moral à coups de "arrêtez de me parler chinois" (hé oui, à 4 ans j'étais déjà pleine de sagesse...). J'ai tout de même été mêlée à ces deux langues, mais surtout aux deux côtés de la famille, avec les chers petits cousins "chinois" à qui je prêtais ma voiture Barbie - oui oui, la rose à deux places! - et qui me gratifiaient d'un "niet afpakken! 't is mijn speeltje!" (traduction pour les paresseux : "ne pas prendre! c'est mon jouet!). Mais si nos racines s'arrêtaient à nos parents et nos grand-parents, nous serions encore tous au stade d'homo sapiens ou d'amphibiens échoués sur les plages. J'ai donc décidé de chercher plus loin... Du côté maternel, un petit souci se pose : deux légendes existent pour expliquer l'origine du nom de famille de ma mère. L'une prétend que son arrière-grand-père paternel avait été abandonné dans un bois nommé "Narmon", aux environs de Bruxelles à l'époque. C'est donc en toute logique que ma mère porte toujours pour nom de famille "Narmon". L'autre (un peu moins fantaisiste) raconte qu'à l'orphelinat où se trouvait ce même arrière-grand-père, afin de donner un nom aux enfants, on ouvrait un livre et on prenait la première et la dernière syllabe de celui-ci. Mais donc... il y a déjà un doute sur une partie de mes origines! Du côté de mon père, ça remonte déjà bien plus loin... mais c'est une réalité. Un des mes extrêêêmement lointains ancêtres était français! Môssieur "Grignet de Saint-Lou", chevalier qui participa aux croisades (encore un illuminé...), c'est-y pas joli tout ça? Par la suite, ses descendants voulurent fuir les dangers de la Révolution française (hé oui, c'est pas toujours rose d'être noble! Pauvres petits riches...). Une partie s'est renommée "Grignet" (bardaf, c'est l'embardée! Plus de jolie petit "de" dans le nom de famille!), et l'autre s'est exilée au Brésil! J'aurais très bien pu être bronzée et vivre sous un beau soleil, avec un peu de chance, dans autre chose que des favelas... Vous devinez que les Grignet restés en France sont petit à petit remontés vers notre chère Belgique. Bref, tout ça pour dire que je suis belge, mais à peu de choses près! J'aime la Belgique, tout comme j'aurais pu m'attacher à un autre pays, tout comme je pourrais encore le faire, parce que le monde ne se résume pas à un pays, à une culture et à une richesse... Mais c'est sûr, j'ai quand même quelque chose d'ancré dans ce tout petit pays. Même toutes ces histoires "d'origines" me semblent bien belges! (Ça va? Il y a quelqu'un qui a eu le courage de me lire jusqu'au bout? Si oui, dites le moi! Ça me ferait TELLEMENT plaisir..:p)
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3 commentaires:
Moi j'ai tout lu, heu.
Motaïve, motaïve. >.<
MOi aussi j'ai tout lu :D
LOl !
Je suis perplexe, je connais pas du tout l'histoire des mes arrières-arrières grands-parents !
et moi aussi, je lis tout, ce beau(!!) dimanche du 30 mars, mademoiselle Grignet de Saint-Lou Narmon... Joli nom pour un personnage de roman, intimiste, peut-être? épistolaire sûrement...
Tu écris bien, a dit ta prof de français...
Si les jours restent pluvieux, ne l'écrirais-tu pas, ce roman-là?
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