Pourquoi vouloir la disparition de ces personnes que l’on côtoie si souvent ?
Tout d’abord, elles veulent que leur présence ne passe pas inaperçue. Plutôt mourir que d’être anonyme, fondu dans une foule.
Alors, pour éviter cela, même les gestes de la via courante sont revus à la taille XXL : rire, tousser, éternuer…
Ensuite, bien sûr, elles parlent haut et fort… et surtout d’elles -mêmes.
Pour ces êtres imbus de leur personne, le moindre épisode de la vie quotidienne, prend, quand il est raconté, des proportions ahurissantes. Chez eux, tout est « eeeeeeextraordinaire ». Comme le dit si bien Yves Duteil « Ça n’est pas ce qu’on fait qui compte, c’est l’histoire, la façon dont on raconte pour se faire bien voir. »
Malheur à vous si vous avez une énergumène de ce type dans votre entourage. Ecrasé, asphyxié par cette « grande gueule », vous en serez réduit à vivre dans l’ombre votre petite vie banale et sans intérêt aucun.
Comment solutionner ce problème ?
Malheureusement, il n’existe pas vraiment de remède. On peut tout de même dégager quelques pistes.
Tout d’abord, il serait sans doute intéressant de parvenir à priver les grandes gueules de tout public. Sur son île déserte, Robinson n’avait certainement pas l’occasion d’être vantard… quoique, avec l’arrivée de Vendredi , les choses ont peut-être changé…
Ensuite, et on peut rêver, pourquoi ne pas obliger les grandes gueules à vivre aux côtés d’une autre grand gueule, mais sans avoir l’occasion ni de s’exprimer ni de réagir. Ce supplice extrême entraînerait peut être une prise de conscience.
La solution les plus radicale et la plus simple serait bien sûr de les bâillonner quelques heures par jour, voire plus. Alors seulement tout le monde pourrait vivre pleinement sa vie, en toute liberté et sans se sentir oppressé.
Malheureusement, il me semble que tout cela relève de l’utopie…
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